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Plants de Kiwaï en Godet – Prix Producteur
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Hardy Kiwi Actinidia Arguta Geneva - ungrafted - P9 pot
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Hardy Kiwi Actinidia Arguta Jumbo - ungrafted - P9 pot
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Hardy Kiwi Actinidia Arguta Ken's Red - ungrafted - P9 pot
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Hardy Kiwi Actinidia Arguta Maki - ungrafted - P9 pot
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Hardy Kiwi Actinidia Arguta Weiki - ungrafted - P9 pot
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Kiwi Actinidia Lucy - ungrafted - P9 pot
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Hardy Kiwi Actinidia Arguta Jumbo - ungrafted - P9 pot
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Hardy Kiwi Actinidia Arguta Purpurna Sadowa - ungrafted - P9 pot
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Hardy Kiwi Actinidia Arguta Domino - ungrafted - P9 pot
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Collection: Plants de Kiwaï en Godet – Prix Producteur
Kiwiverse propose une gamme complète de plants de kiwaï en godet à destination des producteurs professionnels de fruits. Cette collection regroupe les espèces Actinidia arguta (kiwaï classique) et Actinidia purpurea (kiwaï pourpre) dans des formats godet adaptés à l'implantation de vergers commerciaux. Variétés femelles, mâles et autofertiles composent une offre pensée pour répondre aux besoins des exploitations de toutes tailles, des parcelles diversifiées de quelques centaines de plants aux projets intensifs sur plusieurs hectares.
Avec une tarification à prix producteur et une livraison assurée en France, Belgique, Suisse et dans l'ensemble de l'Europe, Kiwiverse accompagne les professionnels dans le choix variétal, la planification de la pollinisation et la constitution de commandes adaptées à leur projet de culture. Le kiwaï représente aujourd'hui une opportunité de diversification fruitière à fort potentiel, portée par une demande européenne croissante pour les mini-fruits à haute valeur nutritionnelle.
Pourquoi choisir le godet pour vos plants de kiwaï
Un conditionnement adapté à la biologie du kiwaï
Le choix du conditionnement en godet pour les plants d'Actinidia arguta et purpurea ne relève pas uniquement d'une logique commerciale : il s'appuie sur des réalités agronomiques propres à cette espèce. Le système racinaire des kiwaïs est superficiel, dense et fibreux, sans pivot profond. Cette architecture racinaire le rend particulièrement sensible à la dessiccation lorsqu'il est exposé à l'air libre. En racines nues, les radicelles fines se dessèchent rapidement, ce qui compromet la reprise en verger et augmente le taux de mortalité post-plantation.
Le godet résout ce problème en maintenant la motte racinaire intacte et hydratée jusqu'à la mise en terre. Le plant conserve l'ensemble de son chevelu racinaire dans un substrat protecteur, ce qui réduit considérablement le stress de transplantation. Pour le producteur professionnel, cela se traduit concrètement par un taux de reprise supérieur et un démarrage végétatif plus rapide au printemps suivant la plantation.
Multiplication végétative et format godet
La méthode de multiplication privilégiée pour les kiwaïs (Actinidia arguta et purpurea) est le bouturage semi-ligneux à l'étouffée, avec des taux de réussite supérieurs à 80 %. Contrairement aux arbres fruitiers classiques souvent greffés sur porte-greffes puissants et commercialisés en racines nues, les kiwaïs sont majoritairement produits sur leurs propres racines (francs de pied). Ce mode de production implique techniquement un démarrage en petit volume — plaques alvéolaires puis godets — avant un éventuel rempotage en conteneurs plus grands. Le godet correspond donc au format naturel de sortie de pépinière pour un jeune plant de kiwaï prêt à être installé au champ.
Godet vs conteneur : un investissement rationnel pour le professionnel
Une question fréquente chez les producteurs concerne le choix entre un plant en godet (9 à 13 cm) et un plant en conteneur plus volumineux (1,5 L à 3 L). L'argument du conteneur serait une entrée en production plus rapide grâce à un plant plus développé à la plantation. Or, les données agronomiques ne confirment pas cet avantage pour le kiwaï.
L'Actinidia arguta est une liane à croissance exceptionnellement rapide, capable de produire 2 à 4 mètres de pousse par an une fois bien installée. Un plant en godet correctement planté rattrape la différence de biomasse avec un plant en conteneur 3 L dès la première ou la deuxième année. L'entrée en fructification du kiwaï est liée à la maturité physiologique de la plante et à l'établissement de sa charpente sur le palissage : elle intervient généralement la 2ᵉ ou 3ᵉ année après plantation, avec une pleine production vers la 5ᵉ à 7ᵉ année. Planter un sujet plus âgé en grand conteneur ne raccourcit pas ce délai de manière significative, car c'est l'établissement racinaire au champ — et non la taille initiale du plant — qui conditionne le calendrier productif.
En revanche, le godet présente des avantages concrets pour les plantations en volume. En petit format, les racines sont souvent plus saines et moins "chignonnées" (enroulées sur elles-mêmes) que dans des conteneurs où les plants ont parfois séjourné trop longtemps. La reprise est plus dynamique, sans crise de transplantation. Sur le plan logistique, pour des vergers de 600 à 1 000 plants par hectare, le godet réduit considérablement les coûts de transport, la pénibilité de plantation (trous plus petits, manutention aisée) et le coût unitaire du plant. Le différentiel de prix entre godet et conteneur 3 L, multiplié par le nombre de plants nécessaires, représente un poste d'économie substantiel à l'échelle d'un hectare.
Souplesse logistique pour les exploitations professionnelles
Au-delà de l'argument agronomique et économique, le godet offre une flexibilité calendaire que les racines nues ne permettent pas. La plantation d'un plant de kiwaï en godet est possible au printemps comme à l'automne, avec une fenêtre de mise en terre nettement plus étendue. Les plants en godet se stockent facilement quelques jours ou semaines en pépinière tampon, à condition de maintenir l'arrosage, ce qui facilite la planification des chantiers de plantation sur de grandes surfaces. Le transport est sécurisé : les godets s'empalettisent de manière stable et les plants arrivent sur l'exploitation sans dommage racinaire, même après un trajet longue distance vers la Belgique, la Suisse ou d'autres destinations européennes.
Variétés de kiwaï disponibles en godet
Kiwaï classique – Actinidia arguta
L'Actinidia arguta constitue le pilier de la production professionnelle de kiwaï en Europe. Cette liane fruitière vivace, extrêmement vigoureuse, peut atteindre 10 à 15 mètres de longueur en quelques années. Son feuillage caduc, vert sombre, tombe en hiver et la plante entre en dormance. C'est l'une des espèces les plus rustiques du genre Actinidia, résistant au froid hivernal jusqu'à –25 °C voire –30 °C lorsqu'elle est bien établie. En revanche, ses jeunes pousses printanières sont très sensibles au gel tardif : des températures de –0,5 °C à –1 °C suffisent à endommager bourgeons et fleurs, ce qui constitue le principal risque climatique pour cette culture.
Les fruits du kiwaï classique sont de petite taille (2 à 4 cm de long), à peau lisse et non duveteuse, ce qui les distingue radicalement du kiwi classique (A. deliciosa). Ils se consomment entiers sans épluchage, présentent une saveur sucrée et aromatique, et sont remarquablement riches en vitamine C, en antioxydants et en oligo-éléments. La récolte intervient entre septembre et octobre selon les variétés et les régions.
Parmi les cultivars professionnels disponibles en godet, les variétés dioïques sont les plus performantes en rendement. 'Ananasnaya', référence commerciale aux États-Unis et en Europe, peut produire entre 25 et 70 kg par plant à maturité, avec un taux de sucre pouvant atteindre 25 °Brix à pleine maturité de consommation. 'Weiki', variété européenne de référence, offre un excellent compromis entre vigueur, rusticité et productivité. 'Geneva' se distingue par sa précocité de mise à fruit, tandis que 'Jumbo' produit des fruits de gros calibre avec un potentiel allant jusqu'à 50 kg par plant. Toutes ces variétés nécessitent la présence de plants mâles pour la pollinisation.
Pour les producteurs souhaitant simplifier la pollinisation, la variété autofertile 'Issaï' produit des fruits sans pollinisateur obligatoire. Sa vigueur est toutefois plus modérée (3 à 6 m contre 8 à 10 m pour les dioïques) et sa productivité est qualifiée de moyenne dans les références techniques. C'est un choix pertinent pour les petites parcelles ou en complément d'un verger dioïque, mais les exploitations visant des rendements commerciaux élevés privilégieront les variétés dioïques.
Kiwaï pourpre – Actinidia purpurea
L'Actinidia purpurea, parfois classée comme A. arguta var. purpurea, apporte une différenciation commerciale forte grâce à ses fruits à chair rouge à pourpre. La peau est lisse, la saveur sucrée et aromatique, et le fruit se consomme sans épluchage comme son cousin vert. La rusticité est excellente, avec une résistance au froid hivernal jusqu'à –30 °C en dormance. L'espèce est dioïque : il faut des plants mâles et femelles distincts pour obtenir une fructification.
La variété 'Purpurna Sadowa' est la référence pour la production professionnelle de kiwaï pourpre, avec une productivité estimée entre 15 et 20 kg par plant à maturité. 'Ken's Red', hybride A. arguta × melanandra, produit des fruits à peau et chair rouges avec des notes de fraise et de raisin particulièrement appréciées en circuit court et en vente directe. Sa récolte se fait à un taux de sucre de 14 à 16 °Brix pour atteindre 17 à 20 °Brix à la consommation. L'intérêt d'intégrer des plants de kiwaï pourpre en godet à votre verger réside dans la possibilité de proposer une gamme bicolore (vert + pourpre) qui capte l'attention des acheteurs sur les marchés, en magasins spécialisés ou en barquettes mixtes.
Tableau comparatif des variétés principales
| Variété | Espèce | Sexe | Productivité | Rusticité | °Brix consommation | Spécificité |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Ananasnaya | A. arguta | Femelle | 25-70 kg/plant | –25 à –30 °C | 18-25 | Référence commerciale |
| Weiki | A. arguta | Femelle | Élevée | –25 à –30 °C | 18-22 | Référence européenne |
| Geneva | A. arguta | Femelle | Élevée | –25 °C | 18-22 | Précocité |
| Jumbo | A. arguta | Femelle | Jusqu'à 50 kg | –25 °C | 18-22 | Gros calibre |
| Issaï | A. arguta | Autofertile | Moyenne | –25 °C | 18-22 | Pas de pollinisateur requis |
| Purpurna Sadowa | A. purpurea | Femelle | 15-20 kg/plant | –30 °C | 17-20 | Chair pourpre |
| Ken's Red | Hybride | Femelle | Moyenne-élevée | –25 °C | 17-20 | Chair rouge, saveur fruitée |
Pollinisation et planification d'un verger de kiwaï
Le kiwaï, une espèce dioïque
Le kiwaï est une espèce dioïque dans la grande majorité de ses variétés commerciales : les fleurs mâles (à étamines) et les fleurs femelles (à stigmates) sont portées par des plants distincts. Seuls les plants femelles produisent des fruits, mais ils ne peuvent le faire sans la fécondation apportée par le pollen des plants mâles. La pollinisation est assurée principalement par les insectes (abeilles, bourdons) et secondairement par le vent. Pour un producteur professionnel, la gestion de la pollinisation est un paramètre fondamental qui conditionne directement le volume et la qualité de la récolte.
Ratio mâle/femelle et répartition dans la parcelle
Le ratio standard recommandé pour un verger de kiwaï se situe entre 1 plant mâle pour 4 à 6 plants femelles. Ce ratio peut varier légèrement selon la configuration du terrain et l'exposition au vent, mais il constitue la base de planification pour assurer une couverture pollinique homogène sur l'ensemble de la parcelle. Au-delà d'un ratio de 1:8, le risque de pollinisation incomplète augmente sensiblement, en particulier sur les bordures du verger éloignées des mâles.
Les plants mâles n'ont pas besoin d'être alignés systématiquement. Plusieurs stratégies de répartition existent : planter un mâle tous les 4 à 6 plants sur le rang, ou dédier des rangs intercalés aux mâles. L'essentiel est qu'aucun plant femelle ne se trouve à plus de quelques mètres d'un mâle en fleur. La synchronisation des périodes de floraison entre variétés mâles et femelles est un point critique : 'Weiki' mâle est le pollinisateur le plus couramment associé aux variétés femelles d'A. arguta.
Pollinisation des variétés autofertiles : un levier de rendement méconnu
Un point technique souvent négligé concerne les variétés autofertiles comme 'Issaï'. Bien que ces variétés puissent fructifier sans pollinisateur, leur rendement et la qualité de leurs fruits s'améliorent significativement avec l'apport d'un mâle. L'ajout d'un pollinisateur Actinidia arguta mâle dans un verger d'Issaï permet d'augmenter le calibre moyen des fruits de 10 à 20 % et d'améliorer l'homogénéité de la récolte en réduisant le taux de fruits sous-développés. C'est un levier de valorisation non négligeable, particulièrement pour les producteurs visant les circuits courts ou la vente directe où le calibre et la présentation influencent directement le prix de vente.
Densité de plantation et conception du verger
En verger intensif professionnel, la densité type est d'environ 1 000 plants par hectare, avec un espacement de 4,5 m entre les rangs et de 2,5 m entre les plants sur le rang. Chaque pied dispose ainsi d'une surface d'environ 11 à 12 m² pour développer son feuillage et son système fruitier. Cet espacement facilite le passage du matériel agricole dans l'inter-rang et garantit une bonne aération des plants, facteur limitant pour les maladies fongiques.
Avec ce schéma et un ratio mâle/femelle de 1:7, il faut prévoir environ 125 plants mâles et 875 plants femelles par hectare. Le dimensionnement de votre commande de plants de kiwaï en godet doit intégrer cette planification : nombre de femelles productrices, nombre de mâles pollinisateurs et choix des variétés compatibles en floraison.
Implanter un verger de kiwaï : guide technique pour producteurs
Préparation du sol et exigences pédologiques
Le kiwaï se développe optimalement dans un sol profond, léger, bien drainé et riche en matière organique. Le pH idéal se situe entre 5,5 et 6,5 (légèrement acide à neutre). Les sols lourds et argileux à tendance hydromorphe sont à éviter absolument : l'excès d'eau stagnante provoque l'asphyxie des racines superficielles et peut entraîner la mort rapide du plant. Les sols très calcaires sont également problématiques car ils provoquent des chloroses ferriques.
Avant la plantation, une préparation rigoureuse du terrain est recommandée : labour profond ou sous-solage sur 80 à 90 cm pour ameublir la future zone racinaire, suivi d'un apport d'amendement organique incorporé au sol. Pour chaque plant, creuser un trou de 50 cm de largeur et 30 à 40 cm de profondeur, mélanger la terre extraite avec du compost ou du terreau riche. Ne pas incorporer d'engrais minéral directement dans le trou de plantation pour éviter de brûler les racines neuves.
Calendrier de plantation
La période optimale de plantation dépend de la région. En zones à hiver rigoureux, la plantation de printemps est préférable, idéalement après les dernières gelées (fin avril à début mai). En climat doux (façade atlantique, zones méditerranéennes d'altitude), une plantation d'automne (octobre-novembre) permet au système racinaire de s'installer pendant l'hiver avant le redémarrage végétatif printanier.
Le plant de kiwaï en godet offre ici un avantage décisif : la fenêtre de plantation est plus souple, et le plant peut être stocké quelques semaines si les conditions météorologiques retardent le chantier. Lors de la mise en terre, la motte doit être bien humide, le collet maintenu au niveau du sol, et un arrosage copieux de 10 à 20 litres par pied assure le tassement de la terre autour des racines. Un paillage organique de 50 cm autour du pied (paille, BRF, compost) conserve l'humidité et limite la concurrence des adventices.
Palissage et conduite
Le kiwaï est une liane vigoureuse qui nécessite impérativement un palissage robuste et pérenne dès la plantation. La durée de vie d'un verger de kiwaï dépasse 40 à 50 ans : l'infrastructure de support doit être dimensionnée en conséquence.
La conduite en T horizontal (pergola horizontale) est la plus répandue en production commerciale. Deux fils horizontaux ou un cadre en T à environ 1,8 m de hauteur supportent les branches charpentières. Ce système optimise l'exposition des fruits (suspendus sous la canopée), facilite la mécanisation et offre une protection partielle contre le gel au sol. C'est ce système qui permet les meilleurs rendements (15 à 20 t/ha en vitesse de croisière).
La conduite en espalier vertical (palissage sur 2 à 3 fils horizontaux) convient aux petites surfaces ou aux parcelles étroites. Ce mode est moins productif que la pergola mais occupe moins d'emprise latérale et facilite la cueillette si la hauteur reste modérée.
Un tuteur individuel doit être installé immédiatement auprès du jeune plant pour guider la tige principale vers la structure. La liane cherche naturellement à s'enrouler : il faut la conduire verticalement et éviter qu'elle forme des spires difficiles à redresser par la suite.
Irrigation et besoins hydriques
Le kiwaï a des besoins en eau importants. En période de végétation active (mai à octobre), les besoins se situent autour de 2 000 m³/ha pour la saison de croissance en conditions méridionales. À l'échelle d'un plant adulte, cela représente 10 à 20 litres par pied et par jour en été.
Le goutte-à-goutte est le système le plus adapté : il délivre l'eau au pied de chaque plant de manière précise, avec 2 à 4 goutteurs par plant débitant 4 L/heure chacun. Ce système est économe en eau et ne mouille pas le feuillage, réduisant le risque de maladies foliaires. Le stress hydrique en été provoque la chute des jeunes fruits ou produit des fruits petits et peu juteux. L'irrigation doit être maintenue jusqu'à la récolte pour éviter le flétrissement prématuré.
Récolte et conservation du kiwaï : les clés pour le producteur
Déterminer le bon stade de récolte
Le kiwaï est un fruit climactérique : il continue à mûrir après cueillette. Le producteur professionnel doit déterminer le moment optimal de récolte en fonction de son circuit de commercialisation, car le compromis entre aptitude au stockage et qualité gustative immédiate est au cœur de la stratégie post-récolte.
Trois indicateurs complémentaires permettent de définir le stade de maturité.
Le taux de sucre (°Brix) est la mesure de référence. Pour une récolte destinée à l'expédition ou au stockage court, le fruit doit atteindre 8 à 10 °Brix (voire 12 °Brix pour des variétés comme 'Jumbo'). À ce stade, il est encore ferme mais physiologiquement mûr pour évoluer hors du plant. Pour une vente directe ou une consommation immédiate, le taux cible se situe entre 18 et 22 °Brix, pouvant monter jusqu'à 25 °Brix pour 'Ananasnaya'. Les variétés pourpres comme 'Ken's Red' se récoltent autour de 14 à 16 °Brix pour finir entre 17 et 20 °Brix à la consommation.
La fermeté au pénétromètre (embout 8 mm) constitue un second indicateur fiable. Au stade récolte pour stockage, viser une fermeté de 4,5 à 6,0 kg/cm². Le fruit est prêt à consommer lorsqu'il atteint 2,5 à 4,0 kg/cm² (texture fondante, souplesse perceptible au toucher).
Les repères visuels complètent le diagnostic. Le test de coupe est un indicateur majeur : les graines à l'intérieur du fruit doivent être brunes ou noires à 80-90 %. Pour les variétés vertes, l'épiderme vire du vert brillant au vert terne ou légèrement jaune-vert. Pour les variétés rouges, la coloration pourpre doit être bien installée sur le fruit. Enfin, contrairement au kiwi classique, le kiwaï se détache assez facilement de son pédoncule à pleine maturité.
Conservation post-récolte : un fruit plus fragile que le kiwi classique
La gestion post-récolte du kiwaï se rapproche davantage de celle des petits fruits rouges (fraises, framboises) que de celle du kiwi Hayward. C'est un point essentiel à intégrer dans le plan d'exploitation dès la conception du verger.
En conditions ambiantes (température de 20 °C), la conservation est très courte : 3 à 4 jours avant flétrissement et ramollissement excessif, une semaine au maximum. En chambre froide (0 à 2 °C), un kiwaï récolté au stade ferme (8-10 °Brix) peut se conserver 4 à 8 semaines, voire jusqu'à 60 jours pour des variétés comme 'Ananasnaya' ou 'Jumbo' lorsque l'atmosphère est contrôlée. Un fruit récolté proche de la maturité de consommation ne se conserve que 1 à 2 semaines en froid.
Plusieurs contraintes logistiques sont spécifiques au kiwaï. La peau fine et comestible (sans protection par du duvet) rend le fruit très sensible aux chocs : la moindre compression provoque des taches translucides et un brunissement accéléré. Une hygrométrie élevée (90-95 % HR) est impérative en stockage pour limiter la déshydratation rapide du fruit. Le kiwaï est également sensible à l'éthylène exogène : ne jamais le stocker à proximité de pommes ou de bananes, sous peine d'un ramollissement accéléré et incontrôlé.
Pour la commercialisation, la vente en vrac est fortement déconseillée. L'utilisation de barquettes rigides de 125 g ou 250 g est quasi-obligatoire pour protéger les fruits pendant le transport et la mise en rayon. Ce format de conditionnement est d'ailleurs devenu le standard du marché européen pour les mini-kiwis.
Implications pour le producteur débutant
Ces contraintes post-récolte doivent être anticipées dès le dimensionnement du verger. Un producteur sans accès à une chambre froide orientera sa stratégie vers les circuits courts (marchés locaux, vente à la ferme, AMAP) où le fruit peut être vendu dans les jours suivant la cueillette. Un producteur visant les circuits longs (grossistes, GMS) devra investir dans un équipement frigorifique adapté et maîtriser la chaîne du froid. La combinaison des deux circuits — courts pour les premiers lots récoltés à pleine maturité, longs pour les volumes récoltés plus tôt et affinés en chambre froide — est souvent la stratégie la plus pertinente.
Le kiwaï : un marché porteur pour les producteurs professionnels
Un fruit à forte valeur ajoutée
Le kiwaï se positionne comme un fruit premium dans les rayons, dans une gamme de prix comparable aux framboises ou myrtilles. Sa petite taille, sa peau lisse comestible et sa richesse nutritionnelle en font un produit recherché par les consommateurs soucieux de leur alimentation. Le fruit se consomme entier, ce qui le rend particulièrement attractif pour le segment enfants et snacking santé. En restauration, des chefs l'utilisent pour ses qualités gustatives et visuelles dans des desserts, salades de fruits et même des préparations salées.
La demande européenne reste actuellement supérieure à l'offre : les principaux marchés (Allemagne avec 60 % des ventes européennes, Benelux, Royaume-Uni, France) absorbent la totalité de la production sans difficulté. Ce déséquilibre offre-demande constitue une fenêtre d'opportunité pour les producteurs qui s'engagent aujourd'hui dans cette culture.
Débouchés commerciaux diversifiés
La grande distribution écoule une part croissante de la production sous forme de barquettes de 125 g, positionnées au rayon fruits rouges ou fruits exotiques. Ce canal offre du volume mais impose des calibres réguliers et un passage par un conditionneur. Les circuits courts — marchés locaux, AMAP, vente à la ferme — sont particulièrement adaptés au kiwaï pour les premiers volumes : le contact direct avec le consommateur permet la pédagogie nécessaire autour de ce fruit encore peu connu, et les marges sont souvent supérieures (jusqu'à 25 €/kg en vente directe). Les magasins bio et épiceries fines constituent un troisième segment porteur, cohérent avec l'image "superfruit sans traitement" du kiwaï.
Projections de rendement et retour sur investissement
La montée en production est progressive : premières récoltes significatives à partir de la 3ᵉ ou 4ᵉ année, plein rendement entre la 6ᵉ et la 8ᵉ année. Un verger professionnel bien conduit produit entre 10 et 20 tonnes par hectare en vitesse de croisière.
L'investissement initial (plants, palissage, irrigation) se situe entre 15 000 et 25 000 € par hectare, amortissable sur plus de 20 ans. Les charges annuelles comprennent la main-d'œuvre (taille, palissage, récolte), l'irrigation (300 à 800 €/ha) et les amendements organiques. Avec des prix de vente au producteur de 5 à 10 €/kg selon le circuit, le retour sur investissement est envisageable à partir de la 5ᵉ ou 6ᵉ année de production.
Entretien et conduite technique d'un verger de kiwaï
Taille d'hiver et taille en vert
La taille d'hiver (janvier-février) vise à supprimer les bois morts, sélectionner les rameaux fructifères de l'année suivante et maintenir l'architecture de la charpente. Les rameaux de l'année précédente portent les boutons à fruit : ils sont conservés. Les rameaux ayant déjà fructifié sont raccourcis ou supprimés.
La taille en vert (juin-juillet) est tout aussi importante. Elle consiste à écimer les pousses de l'année pour contenir la croissance végétative, améliorer la pénétration de la lumière et favoriser la maturation des fruits. Un feuillage trop dense ombrage excessivement les grappes, retarde leur maturation et augmente la pression en maladies fongiques. Il agit aussi comme une voile au vent, amplifiant les dégâts en cas de tempête.
Fertilisation
Le kiwaï consomme intensément les ressources du sol. Un apport annuel de 10 tonnes de compost bien mûr par hectare en fin d'hiver constitue la base de la fertilisation. Un apport d'azote au débourrement (mars-avril) soutient le démarrage végétatif, complété par un apport potassique début juillet pour le grossissement des fruits. Tout apport azoté doit être stoppé après juillet pour ne pas stimuler une repousse tardive qui fragiliserait la plante avant l'hiver.
Protection contre le gel printanier
Le gel printanier constitue le risque climatique majeur en culture de kiwaï. Les jeunes pousses sont détruites dès –0,5 °C à –1 °C. L'aspersion antigel est la méthode la plus efficace (protection jusqu'à –3 °C avec un débit de 3 mm/heure). Les bougies antigel (200-300/ha, +1 à +2 °C, ~1 500 €/nuit/ha) et les éoliennes antigel (~30 000-40 000 € pièce, surface de 4-5 ha) sont des alternatives dont le choix dépend de la surface et du budget. Ce dispositif doit être intégré dès la conception du verger.
Commander vos plants de kiwaï en godet – Prix producteur
Conditionnements et tarification professionnelle
Kiwiverse propose des plants de kiwaï en godet dans différents formats adaptés aux exploitations professionnelles. Le godet constitue le format de référence pour les plantations de kiwaï, offrant le meilleur compromis entre coût unitaire, qualité racinaire et praticité de mise en terre. La tarification à prix producteur est conçue pour les commandes en volume : plus la quantité est importante, plus le prix unitaire est optimisé. Pour les projets d'ampleur, un devis personnalisé permet d'obtenir un chiffrage précis intégrant le choix variétal, la répartition mâles/femelles et le calendrier de livraison.
Livraison et zone de couverture
Les plants de kiwaï en godet sont expédiés en France métropolitaine, Belgique, Suisse et dans l'ensemble de l'Europe. Les expéditions sont planifiées en fonction des périodes de plantation optimales pour garantir la meilleure reprise en verger. L'emballage est conçu pour protéger les plants et assurer l'intégrité de la motte racinaire à réception.
Accompagnement technique Kiwiverse
L'expertise de Kiwiverse en culture d'Actinidia ne se limite pas à la vente de plants. L'équipe accompagne les producteurs professionnels sur l'ensemble du projet : conseil variétal adapté à votre région et à votre sol, dimensionnement de la pollinisation, recommandations sur la densité de plantation et les systèmes de conduite. Que vous soyez en phase de diversification fruitière ou en création de verger, Kiwiverse constitue un partenaire technique pour la réussite de votre implantation de kiwaï.
Contactez l'équipe pour discuter de votre projet et recevoir un devis adapté à vos besoins.